
Le deuxième sénateur du Nord Moïse Jean-Charles continue de frapper fort sur la tête du président haïtien Michel Joseph Martelly. Depuis qu’il a en début de janvier révélé dans la presse que le chef de l’État détiendrait la triple nationalité haïtienne, américaine et italienne, l’élu du Nord n’a pas lâché prise. Il semble vouloir à tout jamais troubler le sommeil de l’ex-chanteur vedette du groupe musical "Sweet Micky"."Je suis un sénateur de la République donc, je fais mon travail de parlementaire", répond expressément l’originaire la cité Cristophienne à ceux-là qui l’accusent de chercher à semer de la panique dans le pays.
En plus du président de la République, martèle à longueur de journée l’opposant farouche de Michel Martelly à Chambre Haute, au moins deux des 38 hauts dignitaires de l’appareil gouvernemental auraient au minimum un passeport étraner. Plus qu’un "dossier" selon des commentateurs politiques sur le terrain, mais une véritable "clé-cou" si les dernières trouvailles du parlementaire se démontrent. Le suspense s’installe.
À mesure que les jours passent, à mesure que M. Moïse se conforte dans ses allégations. De son avis, le patron du palais national n’aura pas de porte de sortie dans cette affaire. Le premier citoyen haïtien, poursuit l’ancien Maire de la commune de Milot, devrait absolument -selon le vœu de la constitution en pareil cas- être destitué pour avoir violé la loi-mère qu’il a lui-même juré de respecter et de faire respecter.
Réaction du président ? Aucun démenti formel. Depuis la tombée de cette information comme une bombe et qui ne cesse pourtant d’occuper l’espace médiatique en Haïti. Serait-ce une stratégie politique du chef de la magistrature suprême ? Ou voudrait-il tout simplement donner du temps au temps ?
Entre-temps, la commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité des dirigeants du pays poursuit son travail. Déjà, sur 10 des 39 dossiers à traiter dont celui de M. Martelly, il serait avéré selon le sénateur Joseph Lambert, président de ladite commission, que deux hauts gradés du gouvernement détiennent la double nationalité. L’ancien président du Sénat s’est toutefois gardé de citer de nom.
Rappelons, depuis que le président Martelly - en début de mandat- a étalé sur la place publique l’humiliation qu’il avait faite au sénateur Moïse Jean-Charles en ayant plus d’une fois refusé de le recevoir au palais national, un torchon brûle entre les deux hommes. Et celui-ci ne laisse jamais passer une occasion pour, à tort ou à raison, dénoncer "tèt kale" l’ex-musicien au crâne rasé.
Jonas Dorisca
jdorisca2@yahoo.fr
Que réservent-ils les jours à venir à l'administration Martelly et Conille ou au sénateur Moïse Jean-Charles? Ils n'est que d'attendre.
RépondreSupprimerPeut-être que ces jours ne viendraient-ils jamais.
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